“Le manque de moyens, on le ressent tout le temps”: le lycée Hélène-Boucher bloqué par les élèves à Paris
Max, élève au lycée Hélène-Boucher dans le 20e arrondissement, participe au blocage de son établissement scolaire pour faire entendre les revendications des lycéens.
“Le manque de moyens, on le ressent tout le temps”, explique-t-il au micro de BFMTV. “On le ressent dans nos classes, où il y a un professeur pour 35 élèves, dans le manque de psychologues, de budget pour nos théâtres et nos clubs. On le ressent sur nos corps avec les canicules et les grandes chaleurs.”
Les lycéens comptent bloquer l’établissement toute la journée. “Si on n’y arrive pas, on ira à la place de la République à 14h pour rejoindre la manifestation de la fonction publique.”

La tension monte devant la cité scolaire du Parc-Impérial de Nice, des gaz lacrymogènes lancés par la police
À la cité scolaire du Parc-Impérial, plus grand collège-lycée des Alpes-Maritimes avec 3.000 élèves, la tension monte. À 7h15, des lycéens voulaient bloquer l’entrée de l’établissement, mais le proviseur est intervenu en personne, le tout dans le calme.
Vers 9h, la situation s’est tendue devant la grille du lycée avec des incendies de vélos électriques. Les pompiers et la police sont donc intervenus, provoquant un face-à-face entre les nombreux élèves et les forces de l’ordre.
Les policiers, après avoir reçu des projectiles, ont fini par lancer des gaz lacrymogènes pour disperser les lycéens, qui sont encore nombreux devant le lycée. Interrogés par BFMTV, les élèves assument leurs revendications mais ont peur que le message de leur manque de moyens soit brouillé par les violences.
Au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, enseignants en grève et lycéens en colère se mobilisent
Le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis est entièrement bloqué ce matin. Ils dénoncent des conditions d’enseignement déplorables et réclament des moyens pour leur éducation.
Ils sont soutenus par des professeurs en grève. “Ça fait six ans que je suis au lycée Paul-Éluard et que je vois des conditions d’enseignement se dégrader complètement”, assure Irène Cailleteau, professeure de mathématiques, à BFMTV.
Elle évoque un manque de moyens matériels, avec des impossibilités pour les jeunes de travailler ou encore trois chaises par semaine qui cassent sous les élèves, mais aussi des sentiments d’inégalité vis-à-vis des élèves d’établissements parisiens.
“On est aussi en grève en raison des grosses violences policières qu’il y a eu lieu depuis vendredi. On est là pour protéger les élèves. On l’a fait physiquement hier, on le refera aujourd’hui s’il le faut.”
Paris, Saint-Denis, Grenoble, Lille… Plusieurs lycées bloqués en France
Dans plusieurs villes de France, des lycées ont été bloqués ce matin. L’établissement scolaire Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de la capitale, n’est plus accessible depuis plus d’une heure.
À Grenoble, le lycée Lesdiguières est également bloqué, tout comme le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis ou encore le lycée Montbello à Lille où tous les cours ont été annulés pour la journée.
L’intersyndicale de la fonction publique “continuera à se mobiliser” jusqu’à être entendue
Sophie Binet promet que tant que les revendications de l’intersyndicale ne sont pas entendues, elle “continuera à se mobiliser”.
“Je constate que le gouvernement est très fragile, donc ça doit nous donner de la force et du courage pour continuer la mobilisation”, ajoute la secrétaire générale de la CGT sur BFMTV-RMC.
Pour Sophie Binet, le projet de budget du gouvernement “est dangereux” et “nous fait foncer vers la récession”
“On est à un point de rupture”, assure la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, au jour de la mobilisation de l’intersyndicale de la fonction publique. “Celles et ceux qui font tenir le pays n’en peuvent plus et refusent qu’on leur demande encore des sacrifices.”
“La colère est énorme. J’alerte le gouvernement: il faut répondre aux revendications et changer de projet de budget qui est dangereux pour le pays et qui nous fait foncer à 200 km/h dans le mur de la récession.”
Lycéen blessé au visage lors d’un blocage: Sophie Binet estime qu’il s’agit “de violences policières”
Hier, un lycéen a été blessé au visage au lycée professionnel Château d’Épluches à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise) par un tir policier de cougar. “Je qualifie ça de violences policières”, tranche Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. “Il faut que toute la lumière soit faite et que des sanctions soient prises.”
Elle appelle “le gouvernement au calme” et à “répondre sur le fond aux revendications des lycéens, qui sont légitimes”. Si les revendications des lycéens “correspondent” aux revendications de l’intersyndicale pour la fonction publique, Sophie Binet estime toutefois que “ce n’est pas à la CGT de leur dire ce qu’ils ont à faire”.
Pour Sophie Binet, envoyer des forces de l’ordre face aux lycéens est “dangereux”
La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet “appelle le gouvernement à entendre” la colère des lycéens et cesser d’envoyer des policiers face aux jeunes qui se mobilisent.
“Ce qu’ils demandent c’est des tables, des chaises, des enseignants, et on leur répond en leur envoyant des forces de l’ordre. C’est dangereux”, lance-t-elle sur BFMTV-RMC.
“Il faut laisser les équipes éducatives faire leur travail et ouvrir le dialogue avec les lycéens”, ajoute-t-elle, estimant que le problème ce sont “les forces de l’ordre” qui génèrent des débordements.
Manuel Bompard juge “formidable et exemplaire” la mobilisation des jeunes
Sans surprise, l’insoumis Manuel Bompard, député de Marseille, soutient les revendications des lycées qui sont nombreux à tenter de bloquer leurs établissements ce matin.
“Je veux saluer la mobilisation des lycéens”, explique-t-il sur France Inter. “Je trouve ça formidable et exemplaire de voir des jeunes gens qui se battent et se mobilisent pour demander des conditions d’éducation qui soient dignes.”
Il dénonce que le gouvernement “refuse d’ouvrir le dialogue avec eux”, ce qui explique selon lui que le mouvement puisse prendre de l’ampleur. Il appelle tout de même à une mobilisation “pacifique”, sans répondre aux “provocations”.
Le député RN Thomas Ménagé pointe du doigt “une chasse aux fonctionnaires”
Le député RN du Loiret Thomas Ménagé dénonce une “paupérisation progressive des fonctionnaires” et soutient leur mobilisation.
“Il y a une chasse aux fonctionnaires depuis un certain nombre d’années alors que c’est eux qui font tenir le pays”, ajoute le porte-parole du groupe RN à l’Assemblée nationale.
Il promet que le programme du RN ne prévoira aucune suppression du nombre de postes de fonctionnaires, mais le parti souhaite moins de personnes “dans les bureaux” et plus de fonctionnaires au contact direct des Français.
Blocage des lycées: Valérie Pécresse “appelle à l’apaisement” et dénonce une “instrumentalisation politique”
“J’appelle à l’apaisement.” Invitée de RMC, la présidente LR de la région Île-de-France demande le calme au début d’une journée marquée par la mobilisation, entre autres, des lycéens de France.
“Tout cela est une instrumentalisation politique”, estime-t-elle. “Il y a un mot d’ordre qui est donné par LFI aujourd’hui, qui est ‘saccages ton lycée’. C’est relayé avec des défis Tiktok ‘qui fait le meilleur blocage’.”
“LFI, c’est les pompiers pyromanes.”
Une quarantaine de lycées ont été bloqués hier en Île-de-France, et 15 lycées “ont été vandalisés”. 200.000 euros de travaux sont d’ores et déjà estimés pour les réparations, annonce Valérie Pécresse.
Moins de dix lycées parisiens concernés par des tentatives de blocage ce matin
Moins de dix lycées parisiens, sur les 90 de la capitale, sont concernés par des tentatives de blocage ce matin, a indiqué l’académie de Paris à BFMTV. Des lycéens mais également des “non-lycéens” ont tenté de faire des blocages, ajoute l’académie.
Aucun établissement n’est totalement bloqué, pour l’heure. Aucune violence n’a été également recensée.
Jean-François Copé dénonce “la manipulation pure” des lycéens par LFI
Jean-François Copé, ancien ministre et maire Les Républicains de Meaux, estime sur RTL que les cadres de La France insoumise “instrumentalisent des lycéens, en racontant n’importe quoi, pour les chauffer et créer de l’agitation.”
“C’est de la manipulation pure”, tranche-t-il, une “agitation classique à l’extrême gauche”, pour “accessoirement générer des électeurs dans la jeune génération pour les élections présidentielles”.
Et d’ajouter: “Je dis aux lycéens et à leurs parents d’être très vigilants. La priorité pour les lycéens est d’aller en cours pour réussir son bac.”
Colère des lycéens: “ça fait partie de l’apprentissage”, estime François Ruffin
Pour François Ruffin, l’appel au blocage des lycées est légitime. “Le fond, c’est que ces établissements doivent avoir des enseignants formés et de bons bâtiments”, souligne-t-il sur TF1.
Il dénonce la violence des forces de l’ordre face aux blocages des établissements scolaires. “Je trouve que l’on va vers une répression de la jeunesse”, lance-t-il, évoquant une réponse “disproportionnée” des forces de l’ordre.
Faire entendre sa colère en tant que lycéen, François Ruffin estime cela plus que normal. “Je considère que ça fait partie de l’apprentissage. C’est un apprentissage de la citoyenneté, de la politique, qui bien sûr doit se faire par la non-violence.”
Pour François Ruffin, les “services publics sont ramenés à l’os”
François Ruffin, candidat “Debout!” à l’élection présidentielle et député de la Somme, soutient la mobilisation de la fonction publique et en particulier celle des pompiers.
“On a des services publics qui sont ramenés à l’os, sur lesquels on fait des petites économies”, dénonce-t-il sur TF1.
Il réclame plus de moyens pour les sapeurs-pompiers. “Le minimum que l’on puisse faire pour eux, c’est qu’ils soient correctement protégés”, dit-il, soulignant que “le projet de loi de la sécurité civile n’est pas à la hauteur” de ce que réclament les premiers intéressés.
Sans “réponses positives”, l’intersyndicale de la fonction publique prête à faire “durer” la mobilisation
Interrogée sur RMC sur la possibilité de mener plusieurs grèves et manifestations dans la durée pour protester contre le gel du point d’indice, la présidente de la CFE-CGC Christelle Thieffine répond par la positive.
“S’il n’y a pas de réponses positives, c’est certainement des manifestations et des mobilisations qui vont durer”, lance-t-elle chez nos confrères.
Christelle Thieffinne, présidente de la CFE-CGC, considère que l’État “détruit la fonction publique”
“La situation n’est plus tenable”, déplore Christelle Thieffinne, présidente de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC) sur RMC.
Elle explique pourquoi la décision de Sébastien Lecornu de geler le point d’indice, “une politique menée depuis dix ans”, est un désaveu de l’État. “C’est un État qui perd tous ses grands projets pour la nation”, assure-t-elle.
Elle dénonce un État “qui n’a pas de vision” et qui ne “s’occupe pas de ses agents”. “Il détruit la fonction publique”, conclut-elle.
Les parcours des manifestations de la fonction publique et des pompiers à Paris
Deux groupes vont s’élancer dans les rues de Paris cet après-midi, avant de se rejoindre et de ne former qu’un seul cortège.
La fonction publique appelle à se rassembler place de la République, pour débuter la manifestation à 14h. Elle se rendra à la place de la Bastille, puis avenue Dausmesnil afin d’emprunter le boulevard Diderot jusqu’à Nation.
En parallèle, les pompiers manifesteront à partir de 14h15 place d’Italie. Ils marcheront le long du boulevard de l’hôpital puis traverseront la Seine jusqu’à la place de la Bastille, où ils retrouveront et fusionneront avec le premier cortège parisien.

Un déploiement des forces de l’ordre “très fort et musclé” devant les lycées
Après une journée déjà tendue dans les lycées, le ministère de l’Intérieur s’attend à une nouvelle journée de blocages devant les établissements scolaires.
Les forces de l’ordre vont être positionnées devant les établissements dès 8h ce matin, un déploiement qui va être à la fois “très fort et musclé” a appris BFMTV, bien que l’État n’a pas communiqué de chiffres sur le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés.
D’autres seront par ailleurs mobilisés sur les manifestations à Paris et en province à la suite de l’appel à la mobilisation de l’intersyndicale de la fonction publique. Là encore, aucun chiffre n’a été donné sur l’ampleur du déploiement des forces de l’ordre.
Après un été dévastateur, entre 5.000 et 10.000 pompiers attendus dans le cortège parisien
Après un été marqué par des incendies historiques durant lesquels les pompiers ont été rudement mis à l’épreuve, ces derniers ont décidé de se rassembler dans la capitale pour se joindre au reste des fonctionnaires.
Attendus au nombre de 5.000 à 10.000 par les autorités, ils défileront dans un premier temps dans leur propre cortège, entre la place d’Italie et la Bastille, avant de rejoindre le reste des manifestants, qui partiront, eux, de la place de la République, pour se diriger ensuite jusqu’à la place de la Nation.
Nice, Marseille, Paris, Toulouse… 170 manifestations prévues à travers la France
La CGT prévoit 170 manifestations dans toute la France.
Le cortège de Marseille s’élancera notamment à 10h30 depuis les Réformés. À Toulouse, les manifestants sont invités à se réunir à 14h. Rendez-vous à 9h30 place Garibaldi à Nice, et à 11h place du Général-de-Gaulle à Rennes.
Enfin, à Paris, le rassemblement se tiendra place de la République à 14h.
Sophie Binet est l’invitée du Face à face d’Apolline de Malherbe sur BFMTV-RMC
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sera l’invitée du Face à face d’Apolline de Malherbe ce matin à 8h30, sur BFMTV-RMC.
L’Union syndicale lycéenne (USL) appelle à poursuivre les blocus de lycées
L’Union syndicale lycéenne (USL) appelle à poursuivre les blocages des lycées partout en France à l’occasion de la journée de mobilisation dans la fonction publique.
Depuis une semaine, des lycéens d’Île-de-France se mobilisent devant leurs établissements pour protester, notamment contre des classes et des emplois du temps surchargés ou encore l’absence de professeurs, des rassemblements qui ont parfois dégénéré avec des dégradations ou des tirs de mortiers.
“Fortes perturbations” sur certaines lignes franciliennes
De “fortes perturbations” sont attendues sur certaines lignes franciliennes de banlieue, tandis que les transports sur les réseaux grandes lignes SNCF et à la RATP ne devraient être que ponctuellement touchés.
Des perturbations sont à prévoir sur les RER C et E, avec trois trains sur quatre, sur la ligne V (deux trains sur trois), et la ligne R (un train sur trois uniquement aux heures de pointe), indique SNCF Voyageurs.
Sur le RER D, “la circulation des trains sera fortement perturbée”, ajoute Île-de-France Mobilités (IDFM) sur son site.
Des perturbations à prévoir dans le trafic aérien
La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes de réduire leurs programmes de vols sur les aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et de Marseille-Provence, jour d’appel à la grève dans la fonction publique relayé par des syndicats dans le secteur aérien.
Cette réduction de programme de vols vise à “limiter les perturbations et garantir la sécurité des opérations aériennes”, a indiqué la DGAC dans un communiqué hier soir.
Elle a demandé aux compagnies de réduire leurs plans de vols de 5% à Charles-de-Gaulle, entre 7h et 20h, et de 25% à Marseille-Provence, entre 16h et minuit.
Des perturbations sont en outre “à prévoir sur les aéroports de Nantes-Atlantique, Strasbourg-Entzheim, Limoges, Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Pau-Pyrénées sur certains créneaux de la journée”, précise-t-elle, invitant les passagers à s’informer auprès de leur compagnie aérienne.
La fonction publique en grève, des perturbations dans les transports
Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité politique et sociale de ce mardi 29 octobre, notamment marquée par un appel à la grève dans la fonction publique.









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